Photo de la fresque de Leonard de Vinci, La Cène, que nous avons eu la chance de voir à Milan il y a quelques jours.
Cette semaine nous finissons notre préparation religieuse au mariage, et je me disais que le moment était venu de faire un point sur ce sujet là.
Comme vous avez pu le comprendre nous allons nous marier à l’Eglise, plus précisément dans une chapelle et encore plus précisément dans La Chapelle. En effet il s’agit de la chapelle dans laquelle je me rendais à la messe tous les étés de ma jeunesse avec ma grand-mère (on l’appelait Bonne Maman), qui nous a quitté il y a maintenant quelques années, mais qui aura un œil sur nous, reposant à quelques mètres de là.
Qui dit volonté de se marier à l’Eglise, dit quelques règles à respecter : avoir eu une éducation religieuse, et notamment être baptisé, et devoir suivre une préparation au mariage. Pour ma part j’ai suivi toute ma scolarité chez les Sœurs puis les Pères Maristes. Mais cela ne fait pas pour autant de moi un catholique pratiquant, et je ne vais pas m’étendre ici sur mes convictions religieuses actuelles. Malgré tout il m’était impensable d’imaginer un mariage sans cérémonie religieuse… on ne peut aller à l’encontre de ce qui vous a construit.
Nous avons donc effectué assez rapidement les démarches auprès du diocèse de Tréguier, auquel la chapelle Notre-Dame de Port-Blanc est rattachée, qui nous a indiqué que pour des aspects pratiques, il serait plus simple d’effectuer notre préparation dans la commune où nous résidons. Après un interrogatoire… enfin un entretien, avec le Père de la paroisse d’Enghien, nous voici à devoir suivre 6 rendez-vous de 2h30 par séance (dans les faits pratiquement toujours 3h), tous les premiers mercredis de chaque mois. Et je dis bien « devoir » car honnêtement cela ne m’emballait pas tellement de me retrouver à parler religion pendant autant de temps. Mais nous n’avions pas le choix, nous avons donc pris le parti de le faire avec enthousiasme et honnêteté.
Et pour être franc cela s’est très bien passé, cela nous a même plu et nous attendions ensuite avec une certaine forme d’impatience ces rendez-vous. Car pendant ces séances avec une trentaine de couples comme nous, et encadrés par des couples déjà mariés, nous avons discuté de sujets qui nous touchent tous et toutes : les relations homme/femme, la fidélité, l’éducation des enfants…etc. et parfois cela se finissait autour d’un verre et d’une part de gâteau.
Il y a eu des moments assez fort, comme la première fois où j’ai dû prendre le micro pour parler, la fois où j’ai dû m’y rendre seul, car ma moitié était souffrante, la première fois où j’ai entendu Laeti chanter, et la journée entière qui était un peu l’apothéose de cette préparation où nous avons eu la chance d’assister à une conférence, je devrais plus dire un stand up, d’un Père âgé de plus de 80 ans qui nous a parlé entre autres des plaisirs de la chair(e)…
Vous en savez maintenant un peu plus sur cet aspect de notre mariage, en tout cas vous en avez ma version.
Bruno
Bruno
